La Grande Virée des Semeurs de contes 2017

Plus que 18 jours avant le grand départ du 11 septembre prochain.

Le 10 septembre nous serons à la soirée des Dimanches du conte, au Jockey,

1309, Saint-Zotique Est, 514 564-6646 / Info spectacle 514 277 9084.

Nous vous attendons en grand nombre pour fêter notre départ.

En attendant, voici quelques photos, souvenir de l’an passé

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À Price, bel accueil de la part de Huguette, Micheline et M. le maire.
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Avons longé le fleuve…
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Nous avons déroulé la route sous nos pas vers Métis/Mer, sous la pluie.
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Sans nous promener en barque…
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Ni à cheval…
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Pas plus à bicyclette.

 

 

 

 

 

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Chaqun à son rythme…
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ou en le précédant!
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En suivant l’escargot…
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La Grande virée 2017!

Elle approche à grand pas cette Grande virée. Nous préparons nos corps, nos pieds et nos contes pour passer de bons moments sur la magnifique route de la Gaspésie. Nous y mettons tout notre cœur, emmagasinons dans nos mémoires les histoires que vous aurez plaisir à entendre.

L’équipe 2017 se compose de : André Morin, Yves Robitaille, Françoise Crête, Carine Kasparian, Murielle Larochelle, Caroline Legault, Yoda Lefebvre.

Pour la dernière fois…

Pour la dernière fois, nous avons roulé nos matelas, enfilé nos chaussures, fermé nos sacs. Dans la voiture, nous étirons la route. Les arrêts ne rallongent pas les heures, demain viendra bien, mais pour l’instant nous sommes aimantés au fleuve. Nous remontons son cours et notre route, retournant en un instant sur les lieux que nos pas ont pris si longtemps à fouler. Nos corps ralentis sentent le chemin parcouru. Nous avons la vague impression de n’être parties qu’hier. L’histoire se rembobine trop vite, pourtant il faut bien rembobiner…

Nous distançons ce qui fût une mine, un filon, une faille. Une faille vers le vrai et le hors du temps. Un filon de cœurs qui se battent pour nourrir de vie leur coin de pays. Une mine d’essentiel qui nous a carburé le corps de rêves. Nous nous sommes rempli le territoire intérieur de richesses brutes, des richesses qu’on ne peut voir qu’en quittant les écrans.

Nous laissons Brigitte en chemin. Elle qui aura été le rayon de soleil de l’équipe retourne à sa vie la première. Son départ sonne la dislocation du groupe, les voyageurs intemporels retournent chacun chez eux.

Nous suivons le fleuve, jusqu’à perte de vue. Il nous reste une image dans la nuit, une impression sur la rétine qui va nous illuminer, à la fois vague et vive. Une couleur qui restera en nous encore longtemps.

On se revoit au tournant

Jérome Bérubé, Semeur de contes

 

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Price – Quel accueil!
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La route est longue!
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Paysage à couper le souffle!
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«Le vieil homme et la mer»
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Le cinéaste fait du cinéma !  Louis est son nom.
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Courageuse Carine et son petit Léo!
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L’ancien presbytère où nous avons si bien dormi !
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Plus qu’un arrêt sur la route de la mer! Si belle!
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Le jour s’achève!
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Merci Carine pour ton accueil!
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La mascotte 2016 !

Dans le brouillard!

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Dans le brouillard

Le brouillard c’est la frontière du merveilleux. L’eau envahit l’air, opacifie le réel, brouille le réseau. Le signal n’entre plus aujourd’hui entre Matane et Saint-Adelme. On suit le chemin en regardant le rideau blanc devant, blanc comme une nuit sans dormir.

 

La fatigue s’est installée dans le groupe. Nous voilà sur la route pour notre plus longue journée, direction l’intérieur des terres. Je marche seul, à mon rythme, à travers le silence. Il n’y a que le son du gravier mouillé, de l’eau dans ma gourde et de ma respiration. Une centaine d’oiseaux sautent de ligne en ligne, sur les fils comme une symphonie silencieuse sur une portée. Ils s’envolent et écrivent en braille sur la brume. Je ne sais pas lire le braille.

 

Un bout du labyrinthe de rangs, passé le garage avec un panache, Saint Adelme se matérialise. Tous nous avons pris des chemins différents, mais tous nous voilà devant le bâtiment municipal. D’une fenêtre, un trio de dames nous envoie la main. Elles nous accueillent en sachant d’instinct qui nous sommes. Penchées sur un chaudron bouillant de sauce à lasagne, elles lancent des épices et des rires, prédisent le passé, et se remémorent l’avenir. Sirènes ou sorcières, nous tombons irrémédiablement sous leur charme.

Repus, nous ressortons dans le brouillard du soir pour un court pèlerinage vers notre lieu de spectacle, l’église du village. Dans la vaste salle se dresse un décor de théâtre, une villa de l’entre-deux-guerres. En back stage, la sacristie, un hôtel sacré, de la dentelle, des statues de saints. C’est hallucinant. L’ancien lieu de culte est devenu lieu de représentation pour les productions locales. La salle vibre des voix du public, le « show » va être bon ce soir.

Saint-Adelme, passionné et impliqué, un pied de nez à la dévitalisation, une résistance à l’exode. Saint-Adelme, continue à chanter des hymnes aux voyageurs pour les emmener vers tes terres, ils t’en seront reconnaissants.

On se revoit au tournant

Jérome Bérubé, Semeur de contes

Dans le brouillard!

Le brouillard c’est la frontière du merveilleux. L’eau envahit l’air, opacifie le réel, brouille le réseau. Le signal n’entre plus aujourd’hui entre Matane et Saint-Adelme. On suit le chemin en regardant le rideau blanc devant, blanc comme une nuit sans dormir.

 

La fatigue s’est installée dans le groupe. Nous voilà sur la route pour notre plus longue journée, direction l’intérieur des terres. Je marche seul, à mon rythme, à travers le silence. Il n’y a que le son du gravier mouillé, de l’eau dans ma gourde et de ma respiration. Une centaine d’oiseaux sautent de ligne en ligne, sur les fils comme une symphonie silencieuse sur une portée. Ils s’envolent et écrivent en braille sur la brume. Je ne sais pas lire le braille.

 

Un bout du labyrinthe de rangs, passé le garage avec un panache, Saint Adelme se matérialise. Tous nous avons pris des chemins différents, mais tous nous voilà devant le bâtiment municipal. D’une fenêtre, un trio de dames nous envoie la main. Elles nous accueillent en sachant d’instinct qui nous sommes. Penchées sur un chaudron bouillant de sauce à lasagne, elles lancent des épices et des rires, prédisent le passé, et se remémorent l’avenir. Sirènes ou sorcières, nous tombons irrémédiablement sous leur charme.

Repus, nous ressortons dans le brouillard du soir pour un court pèlerinage vers notre lieu de spectacle, l’église du village. Dans la vaste salle se dresse un décor de théâtre, une villa de l’entre-deux-guerres. En back stage, la sacristie, un hôtel sacré, de la dentelle, des statues de saints. C’est hallucinant. L’ancien lieu de culte est devenu lieu de représentation pour les productions locales. La salle vibre des voix du public, le « show » va être bon ce soir.

Saint-Adelme, passionné et impliqué, un pied de nez à la dévitalisation, une résistance à l’exode. Saint-Adelme, continue à chanter des hymnes aux voyageurs pour les emmener vers tes terres, ils t’en seront reconnaissants.

On se revoit au tournant

Jérome Bérubé, Semeur de contes

Bas Saint-Laurent ou Gaspésie?

Nous ne sommes pas tout à fait au Bas-Saint-Laurent, nous ne sommes pas non plus tout à fait en Gaspésie. La zone entre Sainte-Flavie et Matane à l’identité multiple, à la fois réclamée par les deux régions pour des raisons différentes. Où nous sommes dépend de la personne à qui l’on parle. Ici, les distances aussi sont incertaines. Google nous donne des chiffres, tandis que les gens nous en donnent d’autres. Quelle distance entre Baie-des-Sables et Saint-Ulrich? Ça dépend à qui on parle.

Aujourd’hui, 17 septembre, la météo, pour être en accord avec l’endroit, était entre soleil et nuage. Nous avons brunché face à une marée montescendente. À travers ce tango, phare sur notre route, une dame nous a accueillis devant chez elle avec une boite des biscuits maison. Spectatrice de La Résidence des Sables et voulait, par ce geste, nous donner du courage. Ici, la générosité est certaine.

Ce soir, spectacle au théâtre du Vieux Garage. Lieu à vocation évolutive. Une petite fille de neuf ans a été l’une de nos conteuses invitées. Elle nous a partagé un conte de sa création, nous souhaitant de croquer des planètes. Quelle poésie!

Saint-Ulrich, nous te saisirons peut-être un jour, mais aujourd’hui tu auras été comme une énigme, comme un feu follet, comme le souffle d’un rorqual. Et c’est magnifique comme ça.

On se revoit au tournant

Jérome Bérubé, Semeur de contes

 

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Rencontre impromptue!

 

Le chemin le plus court!

Erreur de calcul. Aujourd’hui, 15 septembre 2016, nous n’avons eu qu’à parcourir la moitié du chemin prévu. Pour la première fois depuis le départ, nous ne sommes pas à la course… c’est profondément déconcertant. Nous sommes écrasés par le temps libre, nous croulons devant le manque de stress. Heureusement que Baie-des-Sables, c’est pas mal proche du paradis.

Aujourd’hui, Léo, bout de choux de Carine, s’est joint à la marche (il faut bien préparer la prochaine génération). Nous avons pu nous promener les deux pieds dans le sable, entourés des trésors de bois flotté emmené par la marée, et les pierres précieuses du littoral. Comme le dirait Michel Boudreault, on avait le gène madelinien en éveil. La nature nous a offert la collation par le biais de roquette de mer et de mertensie maritime (qui goûtte les huitres, Carine n’en revenait pas). Soleil, vent, vagues, sable, goélands. De la villégiature, en veux-tu? En v’là à perte de vue!

C’est donc avec des roches plein les poches que nous sommes arrivés au Gîte Terre Eau Ciel. Ancien bateau merveilleux pouvant à la fois voller, voguer et sillonner sur la terre, reconvertie en presbytère, puis reconvertie en gîte. Jean et Françoise nous ont accueillis avec chaleur, les chambres sont magnifiques et lumineuses. Je ne sais pas pour vous, mais pour nous, aujourd’hui, le bonheur est à Baie-des-Sables.

Le soir nous sommes allés à la Résidence des Sables pour le spectacle. Françoise et Murielle ont joué de la cuillère et tapé du pied tandis que Jean-Luc faisait des prières en latin. Encore un beau show.

Demain journée de congé.

On se revoit au tournant

Jérome Bérubé, Semeur de contes

 

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En arrivant sur la plage
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Gîte « Terre Eau Ciel »
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Roquette de mer et de mertensie
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Le gîte nous offre une belle vue sur la mer
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Nous avons marché sur cette belle plage de sable et de varech
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Le soleil couchant. Belle inspiration avant la soirée de contes.